Catégorie : Société

  • Connexions Disparates

    Depuis aussi longtemps qu’on se souvient de notre histoire, la majorité des hommes ont porté le fardeau de l’agression. Pour quelques-uns, une impulsion innée vers la violence, la compétition et la domination, des traits qui ont tracé la voie des conflits humains. Une malédiction maîtrisée par le stoïcisme, et équilibrée par la capacité des femmes à la douceur, l’empathie et nourricière.

    Une quête étrange et tragique s’exerce; les femmes tentent d’intégrer ces mêmes traits qui ont défini la masculinité pendant si longtemps, pensant que c’est ce qu’un homme est.

    Les hommes sont le fredonnement silencieux de la souffrance, des émotions marquant leurs corps et calcifiés par le temps. Les hommes cherchent leur valeur dans ce monde, et sacrifient leur vie entière pour cela, qu’ils la trouvent ou non. Parfois oubliant pourquoi ils s’en souciaient tant, alors que la société reflète un sourire au cri de colère qui surgit lorsque plus personne n’écoute. Ou bien, ils prospèrent dans leurs petits espaces, dans un monde qui ne voit plus la valeur de ce qu’ils détiennent en silence.

    Je ne peux parler que de l’expérience des hommes. Mais je vois une froideur qui a grandi, ignorant la souffrance que les humains portent, les poussant davantage dans le silence et l’isolement.

    À la fin, la vraie quête n’est pas pour l’égalité dans son sens étroit de l’uniformité. C’est pour le respect mutuel, la symbiose. En honorant l’opposé comme force complémentaire.

  • Déversement Culturel

    Nous vivons à une époque qui prêche la différence, mais qui semble incapable de s’y réconcilier. Une dichotomie des mêmes instincts tribaux déguisés en jargon et en slogans. Cette présomption silencieuse voulant que l’on puisse juger une personne selon son identité de groupe plutôt que son charactère individuel. L’incapacité de juger une action individuelle, au prix de l’honnêteté intellectuelle, au nom d’une reconnaissance dite juste.
    La vérité, c’est que nous avons tracé la voie de la communauté de tout ce que nous sommes aujourd’hui. Nous seules sommes responsables du chemin vers l’enfer pavé de bonnes intentions, et du silence assourdissant des témoins.

    Bien que je sois cynique, je n’ai pas perdu espoir. Je ne veux pas parler d’actualités, de politique ou du même vide usé qui déferle sans fin sur nos écrans.
    Comme tous les humains l’on fait, en plus lorsque le dialogue s’effondre, je cherche de la tendresse.

    Ces derniers temps, j’ai l’impression de l’avoir perdu.